1 mai 2011

Kangaroo Island, la suite


Désolée pour ceux et celles qui réclament des articles plus nombreux. On fait notre possible pour vous donner des news le plus souvent possible. Mais quand on n’a pas Internet, ça devient plus compliqué ! Et comme ça l’était aussi pour gérer la recherche de boulot ou de wwoofing, j’ai investi dans une clé 3G pour résoudre ce problème ! Bref, que s’est-il passé depuis tout ce temps ? Petit retour en arrière pour vous raconter notre deuxième semaine de wwoofing à Kangaroo Island.

Si on trouvait que la première ferme était perdue au fin fond du nulle part, c’était finalement rien comparé à ce qui nous attendait dans la ferme de Kerryn et Steven, nos hôtes pour le second wwoofing. Kerryn est venue nous chercher avec son gros 4x4 dans la ferme du premier wwoofing. A peine les présentations faites, on a compris qu’il allait falloir s’accrocher pour comprendre son accent… Bienvenue dans le vrai bush ! Pendant le trajet aussi il a fallu s’accrocher, mais pour une autre raison. Après avoir traversé l’île sur l’unique route du sud, le goudron a tout à coup laissé la place aux gravillons sur une longue piste rouge. Mais pour Kerryn, aucune différence : goudron ou gravier, l’aiguille reste figée sur 100km ! Heureusement, elle avait l’air de bien maîtriser son 4x4 et les dérapages et on a pu se détendre un peu pour admirer le paysage magnifique à l’approche du Flinders Chase National park. 



Arrivées à bon port, Kerryn nous a fait un rapide tour du propriétaire et nous a expliqué en quoi allait consister notre travail. Il faut préciser que Kerryn est une véritable boule de nerfs et que cette étape à dû prendre 4 minutes top chrono. Non seulement on a du mal à la comprendre avec son accent, mais en plus il faut la suivre presque en courant ! Elle habite ici avec son mari et ses deux filles depuis plus de 20 ans. Même si on aime la campagne, on se demande encore (surtout en se mettant à la place de leurs enfants) comment ils peuvent faire pour vivre toute l’année dans un endroit si reculé.

En plus d’une ferme où ils cultivent des pommes de terre et élèvent des vaches, des moutons et des lamas (et une horde de kangourous et de wallabies clandestins), Kerryn et Steve tiennent un backpack et des lodges à louer. On a passé les 2 premières nuits dans une des lodges, un petit palace pour nous, puis le reste de la semaine dans le backpack avec les autres workers. 

La maison de Kerryn


 
Le backpack

L'entrée de la ferme et le début des 800 hectares de terrain

Pour ne pas se perdre parmi tous ces champs, même les chemins ont des noms de route

Notre travail a consisté à cleaner le backpack et les lodges. A raison de 4 heures par jour (parfois 2 ou rien du tout) aménageables comme on voulait, c’était plutôt tranquille. On a donc pu, pour pas changer nos habitudes, aller faire plein de balades. Et il y avait de quoi faire : la ferme s’étend sur près de 800 hectares ! Et quand on est sur Kangaroo Island, 800 hectares ça fait beaucoup de kangourous et de wallabies !! A chaque balade on croisait des tribus ! 



Quand on allait ramasser des patates pour le diner du soir, on se rendait compte que le spot qu’on avait repéré était déjà squaté par une famille de kangoo. Et on n’avait parfois même pas besoin de quitter le pas de la porte pour en voir : le soir ils se baladent tranquillement juste devant la maison. J’ai presque réussi à en apprivoiser un pour le rapporter à Arthur et Baptiste en lui donnant des petits bout de pain, mais une fois la tartine finie il a préféré aller manger les patates dans le champs d’à côté… Il va falloir qu’on approfondisse quand même notre étude car on ne les a toujours pas entendu pousser un cri, au point de se poser la question : est-ce qu’ils crient ?  Affaire à suivre… Mais en attendant, voilà un micro film d’un petit wallaby tout mignon !



Assez parlé de kangourous, qu’est-ce qu’on a fait d’autre pendant cette semaine ? On a aussi trié des patates sur le gros tapis roulant avec les autres workers. En parlant des workers, il est important de préciser que c’était leur dernière semaine de travail. Et qui dit dernière semaine, dit aussi méga chouille pour fêter ça. 30 personnes, australiens, anglais, allemands, belges, français réunis autour d’un bon barby (en français barbecue) et de beaucoup beaucoup beaucoup de bouteilles. Quand il faut faire la fête, les australiens de lésinent pas sur le nombre de bouteilles dans les glacières… ni sur le nombre de bouteilles dans le gosier d’ailleurs ! (C’était pourtant jeudi saint…) Et il leur faut aussi beaucoup beaucoup de temps le lendemain et le surlendemain pour se remettre les idées en place !

A propos de jeudi saint, on aurait aimé vous dire comment les australiens fêtent Pâques. Malheureusement, dans notre coin pommé on n’a pas pu aller à la messe, ni voir si les gens cachent aussi les œufs dans le jardin, Kerryn et sa famille étant partis ce jour-là. J’avoue que ça faisait bizarre de nous dire qu’en France vous étiez tous réunis en famille et qu’ici c’était presque un jour normal. Mais comme pour nous rappeler que ce jour était particulier, pendant toute la semaine on a eu un temps bof bof où les 4 saisons se succédaient en une seule journée tandis que dimanche le soleil et la chaleur sont clairement revenus. De quoi fêter ce jour sans notre famille mais avec un temps magnifique.
Un couple de workers anglais qui avaient une voiture nous ont alors gentiment proposé d’aller se balader. Direction Vivonne Bay dans un premier temps, là où nous avions observé de nuit les pingouins avec Ben. De jour, la plage est magnifique avec une eau turquoise qui donne envie de plonger dedans. Mais dès qu’on trempe les doigts de pieds, l’envie disparait d’un coup ! On sent que l’eau a été faire un petit tour par l’antarctique avant de venir inonder les plages australiennes !


Puis direction Seal Bay, pour aller voir les lions de mer. Par le plus grand hasard, on a retrouvé Ben qui, en plus de travailler dans un parc national, travaille aussi ici. Toujours aussi gentil, il nous a fait entrer gratuitement ! Et nous voilà partis sur un petit sentier en lattes de bois dans un décor somptueux débouchant sur la plage au milieu des lions de mer. C’est génial de pouvoir les observer de si près !



Je pourrais continuer à vous parler de notre séjour pendant longtemps alors pour faire bref :
On a aussi mangé beaucoup de patates !

On a découvert une troisième espèce de perruches, d’un rouge magnifique (qui sont pour l’instant mes préférées)


On a vu des fourmis géantes grosses comme une phalange

On a vu des paysages magnifiques avec des kilomètres de forêts à n’en plus finir





On a compris à quel point l’eau est précieuse quand on voit que le tout à l’égout n’existe pas dans ce coin et que les seules réserves sont des étangs artificiels et des citernes en tôle.

On a vu un deuxième echidna sursauter au cri d’un corbeau


On a vu des kangourous côtoyer des vaches qui côtoyaient des moutons


En rencontrant d’autres travelers a vu à quel point la vision du voyage est différente d’une personne à une autre. Certains se retrouvent à des kilomètres de chez eux dans un pays qui offre des tas de découvertes et passent pourtant leurs journées dans leur chambre à regarder des films…

On a vu à quel point les australiens peuvent se montrer généreux en accueillant des étrangers : Kerryn, non contente de nous loger et de nous nourrir comme des reines, nous a aussi donné de l’argent pour l’essence de notre balade et l’entrée du parc.

On a vu à quel point les journées sont courtes : à 17h30, le soleil se couche. Et s’il fait très chaud pendant la journée, le thermomètre tombe aussi rapidement que la nuit et les polaires sont les bienvenues ! 

On a admiré des couchers de soleil comme on n’en avait encore jamais vu 


On a contemplé le ciel étoilé en découvrant des constellations inconnues sous le regard curieux des wallabies

On a découvert des fleurs inconnues et des champignons presque faux dignes de la maison du Grand Schtroumpf






Bref, un séjour plutôt sympathique ! On était quand même un peu tristes de repartir sans avoir pu voir les fameux Remarquable Rocks et les platypus… Mais quand Kerryn nous a reconduites à Penneshaw en traversant toute l’île par le nord, subjuguées par le paysage on a été consolées ! surtout par l’arrivée à Penneshaw et la vue sur la mer à 180°. L’appareil photo était malheureusement trop loin dans le coffre pour en garder un souvenir… On a même pu apercevoir deux dauphins !
On est reparties de Kangaroo Island des images plein la tête avec l’envie de continuer le wwoofing qui est un moyen vraiment génial de découvrir le pays.
Après un rapide retour à Adélaïde et la joie de retrouver la civilisation et l’animation des rues, nous voilà reparties sur les chapeaux de roues un peu plus au nord pour un nouveau wwoofing au milieu des vignes de la Barossa Valley. La suite de l'histoire au prochain épisode...!


See ya !

3 commentaires:

  1. Hello Adé!

    Superbes les photos ! ça donne envie ! Tes anecdotes me rappellent la Nouvelle Zélande ! c'est sympa de mettre des vidéos... t'as vu c'est trop drôle un phoque !
    Bisous et bonne continuation les filles !

    Sophie

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  2. Adelaïde,
    C'est vraiment passionnant de vous suivre régulièrement dans votre périple australien. Ne pourrais-tu pas mettre sur la carte les endroits par où vous passez. Bravo pour les photos et les vidéos.
    Gros bisous et bonne route.
    M.A.K

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  3. COUCOU MA NIECE SUPER TES PETITS FILMS ET EFFECTIVEMENT INCROYABLE CETTE VEGETATION,j ai l impression que la bas la flore est surdimensionner, les champignons etc.....MERCI POUR TOUTES LES EXPLICATIONS DE LA VIE LA BAS. VOUS AVEZ BEAUCOUP DE CHANCE DE VIVRE CELA. BONNE ROUTE ET BISOUS A TOUTES LES DEUX. TA TANTE M.L

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