Au milieu de ce paysage, James nous a ouvert les portes de son immense maison après être venu nous chercher en voiture dans la Barossa (seulement à 350km... soit 700km aller retour... oui les australiens sont sympas). James habite dans la plus ancienne maison de Quorn. Ancien hôtel construit à l'époque des pionniers à la fin du 19e siècle, tout est resté dans son jus ou presque, avec notamment un immense salon (20 pas de long, 15 pas de large... un salon à l'échelle australienne !) avec plafond et murs décorés et de vieilles photographies aux murs. Il ne manquait plus qu'un billard, une table de poker et un joueur d'harmonica dans son rocking-chair.
Dehors, devant nos chambres se tient notre lieu de prédilection pour prendre le petit déjeuner et glandouiller en fin de journée : un grand balcon avec vue sur les Flinders et donnant sur la petite gare de Quorn où chaque samedi et dimanche passe le Pichi Richi, un train à vapeur du 19e siècle. Au rez de chaussée, James tient une petite librairie (et oui, le hasard fait bien les choses !) dont la vitrine semble ne pas avoir changé depuis des décennies. Les rues de Quorn sont bordées de maisons typiques de cette même époque. Le décor est définitivement planté pour nous plonger dans une autre époque...
Et une spéciale vidéo pour Arthur et Baptiste :
Retour à la vie réelle, ce séjour dans ce palace n'était pas donné. Et pour le mériter on a travaillé dur ! Nous étions ici pour du HelpX, une autre forme de wwoofing. Abréviation de Help Exchange, cela repose sur le même échange de bon procédé : un lit et des repas contre quelques heures de travail par jour. Le travail a consisté essentiellement à faire du jardinage, ou plutôt à jouer les buldozer. Car James n'avait pas un jardin, mais une vraie jungle derrière sa maison ! A raison de 3h par jour d'arrachage de lière, d'élagage, d'éclaircissage, de déblayage et de désherbage, (et de rencontre avec des dizaines d'araignées et de cloportes) et ce pendant 5 jours, James a un nouveau jardin :
Avant
Après
Mais parce que nos petits yeux avaient aussi besoin de voir autre chose, James nous a emmenées nous balader pour aller admirer les Flinders Ranges du haut du Devil's Peak. Ce pic tient son nom de sa forme géologique. Si vous penchez un peu la tête vers la droite, vous pouvez voir un visage de profil dont l'aspect change au fil des heures et des ombres, passant d'un visage sympathique à un visage plus inquiétant...
Au fur et à mesure de l'ascension du pic, plusieurs autres visages se profilent, gardant un œil continuel sur nous, petits hommes minuscules et fragiles face à cet énorme rocher. Très vite, le sentier que nous avons pris s'est transformé en chemin escarpé puis en escalade au milieu des rochers à vous donner le vertige. Mais arrivées en haut, la vue sur les Flinders était à couper le souffle ! The place to be pour un superbe petit pique nique sur le nez du Devil !
Une autre petite balade, cette fois au pied du Devil,'s peak nous a permis de rencontrer nos futures meilleures amies : les mouches du désert. Le genre de mouche petite mais collante qui vous fait aimer les mouches françaises. Ici, s'il y en a une qui vous rencontre, vous pouvez être sûr qu'elle ne vous quittera pas de toute la promenade, à vouloir rentrer dans votre bouche, dans votre nez, ou aller voir ce qui se passe au fond de vos yeux. De quoi admirer la patience des chevaux et des vaches ! Et encore, on a eu de la chance, dans l'outback c'est parait-il des dizaines de mouches comme ça qui nous attendent.... Miam !
Au pied du Devil se joue aussi le théâtre d'un fléau pour les cultures : des centaines de perruches blanches vivent en groupe et vont se nourrir dans les champs, picorant les graines des récoltes à venir. Mais pour nous, pauvres touristes, ça reste magnifique à voir et à entendre !
See ya !
PS : coming soon, et avec un peu de retard, de nouveaux petits albums photos de Kangaroo Island, Adélaïde et de la Barossa... Gardez un œil par ici ;)



C'est beau !
RépondreSupprimerj'attends l'arrivée du train en gare de Richelieu (il y a le même)pour te rejoindre!
Et je crois que je vais repeindre les corbeaux de toutes les couleurs: c'est plus joli!
Continue à avaler les kilomètres pour nous émerveiller tous!
Devine qui :le crocodile qui croque ...
Je suis d'accord avec le crocodile à moustaches.
RépondreSupprimerC'est magnifique. Continuez à nous faire rêver. Sauf pour les mouches qui rentrent partout!!!!
Bravo pour ton style Adéla qui est un vrai régal.
Gros bisous et bonne route.
M.A.K
Heu... Le crocodile qui croque je suis pas sûre qu'il aime qu'on lui dise qu'il a une moustache... Il doit y avoir erreur sur la personne... Ou alors ya eu du changement depuis mon départ ! ;) (et j'ai peur!)
RépondreSupprimerJe suis ravie que ce blog vous plaise, continuez à le lire et à le parsemer de messages, ça fait plaisir :)